Son livre

L’orpheline est un roman actuel destiné aux jeunes adolescents dont voici le résumé :

« Aline est une jeune adolescente sans histoire vivant dans une famille unie et soudée. Pourtant, son équilibre bascule du jour au lendemain suite à un drame familial. Déboussolée, Aline ne parvient pas à remonter la pente malgré son immense désir d’aller mieux. Son ultime espoir se prénomme Kelly, une jeune femme susceptible de raviver sa joie de vivre... »

Pour les plus curieux, quelques extraits :

" - Mais à quoi rêves-tu, Aline ? me demanda le professeur de maths. Tu n’écoutes plus rien en classe. Toi qui es si bonne d’habitude ! Participe ! Je sais bien que c’est difficile, tout le monde sait. S’il te plaît, Aline, essaie.
Il ne disait pas cela en criant. Non, au contraire. Il parlait doucement, mais c’était normal. Il savait, tout le monde savait. Comme il me l’avait demandé, j’essayai d’être attentive au cours, en vain. Cela faisait déjà plusieurs mois pourtant, mais maman me manquait toujours autant.
Le soir, à la maison, Zoé et Gaëlle, mes deux petites sœurs, jouaient. Elles riaient de bon cœur, comme si rien ne s’était passé, comme si maman préparait le repas à la cuisine. Moi, j’étais dans le canapé, emmitouflée dans ma couverture bleue, toute douce et bien chaude. Je repensais à tout, comme chaque soir. À maman, à mes deux sœurs, presque inconscientes de la situation étant donné leur jeune âge, et à papa, complètement paumé et débordé. Ensuite, je pensais à l’école, à mes résultats déplorables. Je me rappelai que je devais faire signer une interro. Je sortis de ma couette, descendis du canapé, pris ma feuille de test et partis à la recherche de papa."

" Lorsque papa rentra, il me fit le compte-rendu assez précis de l’échange entre lui-même et Monsieur Pilin. Ce dernier posa tout d’abord quelques questions concernant le retour de la réunion, la veille. Mon professeur avait retenu un élément important, à savoir que je n’avais personne à qui me confier quotidiennement.
C’était bien vrai ! Mes sœurs étaient trop jeunes. Papa était trop occupé par son travail au bureau et à la maison. De plus, je ne voulais pas aborder certains sujets avec lui, généralement parce qu’ils concernaient maman et que je ne n’avais pas l’intention d’entretenir sa peine.
Il y avait Magena à qui je pouvais tout dire, mais bien que ce fut la meilleure amie dont on puisse rêver, elle ne vivait pas avec nous et ne pouvait donc pas imaginer réellement ce que nous endurions chaque jour. Il était vrai aussi que j’aurais aimé avoir à ma portée une personne qui pourrait me comprendre, m’aider, m’écouter, à qui je pourrais révéler les moindres de mes pensées sans crainte de la heurter.
Papa m’annonça ensuite la solution proposée par Monsieur Pilin, il semblait tout excité. Visiblement, elle paraissait lui convenir à merveille."

" Les deux semaines qui suivirent furent particulières. Le sujet « Kelly » était omniprésent et au plus la date approchait, au plus l’impatience et l’angoisse montaient en moi. Les deux sentiments ne s’estompaient pas, bien au contraire.
Je m’imaginais tout et n’importe quoi à son propos. Peut-être qu’elle serait vulgaire, qu’elle présenterait mal, qu’elle serait incapable de comprendre le français, qu’elle serait invivable. Non, à vrai dire, j’imaginais Kelly, ma Kelly, totalement parfaite. Bien sûr, elle aurait quelques petits défauts, mais sans grande importance. Ses qualités seraient tellement grandes qu’elles les estomperaient."

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